On y est (et en plus, j’ai des photos) !
Alors, tout d’abord, concernant le trajet. Pas de problème avec le trajet en voiture, ni avec celui en avion. On a facilement récupéré nos bagages et nous sommes dirigés vers le métro. On a pris la ligne 8 à direction de Nuevos Ministerios puis la ligne 6 pour… Et non ! La ligne 6 était en travaux !
« Pas grave, ça teste notre faculté d’adaptation » s’est-on dit. On a donc pris un autre métro, puis un second pour finalement arriver à une station qui semblait proche de celle que l’on devait atteindre. On a bien rentabilisé notre billet de métro à deux euros ! Le truc c’est qu’effectivement, ce n’était pas loin, mais ce n’était pas super proche non plus.
« Pas grave, un peu de marche ne nous tuera pas » s’est-on dit. On s’est donc élancés avec nos vingt-cinq kilos de bagages vers un passage pour les piétons en pente (raide) et sous le soleil (très chaud) de Madrid. Je pense avoir maintenant une idée de ce qu’on doit ressentir lorsque l’on traverse le Sahara voire le Désert de la Mort.
Après perdu la moitié de mon poids en transpiration (vive les jeans hein !), on a fini par atteindre la gare routière. Là, je me suis jetée sur un distributeur de boissons extrêmement bienvenu et ai descendu près d’un litre d’eau.
Le voyage en bus était du coup particulièrement reposant. Les paysages espagnols sont assez atypiques avec leurs longues étendues arides parsemées de gros rochers, d’éoliennes et même de panneaux solaires.
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Puis arriva Salamanca
Déjà, au revoir la sécheresse, bonjour les espaces verts ! En sortant de la gare routière, on a foncé droit sur un grand détour dont on a été tirés grâce aux deux papis super sympas qui nous ont accostés quand ils ont vu qu’on était un peu paumés. On a finalement atteint notre petit hôtel (le Mindanao) où le personnel d’accueil est tout aussi gentil.
Là, premières tentatives de discussion en espagnol qui finalement ont abouti à ce que le concierge nous parle un peu en français ><’ (d’ailleurs, on a eu un peu de mal quand il a commencé à parler d’un cochon pour les clefs… il s’agissait en fait de caution) ! L’hôtel est bien placé, juste entre la Fac de médecine et la vieille ville. La chambre nous revient à dix-huit euros par nuit (chambre propre, salle de bain privée, zone wifi à l’accueil et même dans les chambres avec un peu de chance
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Notre chambre d'hôtel et la vue offerte par le balcon.
Après une petite douche fraiche et des vêtements plus adaptés à la chaleur, direction le centre-ville. Et là, grosse claque.
Salamanca était en train de fêter ses Fieras : du coup, un nombre hallucinant de personnes de tous âges dans les rues car processions traditionnelles, concerts, et tout plein de bars. Les gens ici sont vraiment beaux, ils ont l’air d’avoir du caractère et aiment faire la fête, même les petits vieux !

Une "processioniste".
Et même les Nonnes se mêlent à la fête !

L’architecture est fabuleuse. On s’attendait à tomber sur quelques bâtiments magnifiques, genre la fameuse place Mayor ou la (les) cathédrale(s). Et bien non, des bâtiments magnifiques, il y en a PARTOUT ! Partout où notre regard se pose, on ne peut s’empêcher de dire « Wah, t’as vu ça ? » ou bien « C’est vraiment beau, c’est vraiment, vraiment beau » etc. Salamanca est la plus belle que j’ai vue à ce jour et « beau/belle » a dû sortir de ma bouche une centaine de fois.
On a profité de cette ambiance ultra festive pour boire une petite bière en grignotant des espèces de nuggets de poisson. Malheureusement, la fatigue nous a rattrapés et nous sommes rentrés sur les coups de onze heures après avoir assisté à un magnifique feu d’artifice. Bref, une soirée hallucinante.
Le lendemain (soit aujourd’hui), frais, reposés et dispos, on a décidé de refaire le tour du centre-ville pour trouver les endroits clefs dont on allait avoir besoin. Le truc c’est qu’un lendemain de fête, tout est férié. Au moins, on a déjà repéré les Relations Internationales (22 calle Pla y Deniel, au pied de la cathédrale), la faculté de médecine (rue Alfonso X El Sabio), une Phone House pour prendre une mobicarte histoire de téléphoner en Espagne (Calle Toro, près de la place Mayor).
Tout (ou presque) étant fermé, on a essayé de chercher un appart en se servant des multiples adresses collées sur les poteaux, cabines téléphoniques and co. Au bout de deux appels, on a vite compris que tous les propriétaires étaient eux aussi en mode « férié ». Il y a seulement quelques appartements que l’on a retenus, les autres étant trop loin de la fac et/ou du centre-ville. Mais courage ! Nous ne désespérons pas et comptons sur les services du logement pour trouver d’autres annonces.
Sinon, concernant la vie « courante » actuelle, je n’ai jamais bu autant d’eau de ma vie ! Charles et moi tournons à 2L par jour. C’est inévitable pour parer au soleil de plomb et aux 36 degrés qui vont avec.
Sur ce, à bientôt chers lecteurs !